Promotion de la santé, de l'éducation et du développement en Haïti
Bref coup d’œil sur les catastrophes de janvier 2010
Que se passe-t-il chez nos amis antillais, les Haïtiens? Quelle autre catastrophe vient chambarder ou bouleverser, une autre fois, leur rythme de vie?
De tristes images envahissent nos TV, des cris d’alarmes retentissent partout au Québec à propos des gens d’Haïti : un tremblement de terre d’une forte intensité, d’une amplitude 7,1 décide de tout balayer sur son chemin : environ 100 000 morts, 3 000 000 de victimes d’une façon ou d’une autre. Des gens qui pleurent tant en Haïti d’avoir perdu un être cher qu’à l’étranger pour n’avoir pas réussi à contacter quelqu’un qui informerait de la situation du Pays. Les moyens de communication avec Haïti ne sont pas disponibles. Quelle angoisse!
Haïti est un pays situé dans les Antilles, en face de l’Amérique centrale. Il est divisé en deux parties : la République d’Haïti à l’Ouest et la République Dominicaine à l’Est.
Santé : peu d’hôpitaux, pas de médicaments, beaucoup de médecins mais pas de salaires pour eux…
Économie : sur le plan économique, la République d’Haïti est le pays le plus pauvre de l’Amérique, 65% de chômage, 78% de pauvreté; salaire journalier 2,00 $.
Politique : instabilité politique chronique (changement de gouvernement très souvent), pas de temps pour planifier à moyen terme; vol et corruption. La misère est aussi une catastrophe, mais elle n’est pas naturelle.
Catastrophe naturelle : déchaînement subit des forces de la nature, entraînant de nombreuses victimes et d’importants dégâts, notamment des tremblements de terre.
Haïti vient d’être frappé par une série de tremblements de terre très puissants. Un tremblement de terre est un séisme, c’est-à-dire une secousse brusque de l’écorce terrestre. C’est une catastrophe qui a coupé toute communication avec le pays : pas de téléphone ni d’internet, pas d’électricité non plus. Les Haïtiens qui habitent hors du pays sont angoissés, inquiets de ne pouvoir s’informer des nouvelles de leurs parents et de leurs amis. Vous pouvez imaginer le désespoir des gens du Québec et du Canada en regardant à la TV ces images bouleversantes ce qui se passe en Haïti. Des enfants et des adultes qui souffrent de blessures et d’autres fractures. Et ces cadavres qui jonchent les rues ou qu’on jette dans des fosses communes sans qu’on arrive à les identifier.
Des universités qui se sont effondrées emportant avec elles des centaines d’étudiants, des hôpitaux remplis de malades qu’on n’a pas eu le temps de secourir. Même si on avait du temps, on n’aurait pas les moyens puisque les ambulances représentent une denrée rare en Haïti. Tout s’est passé en l’espace d’une minute.
Nous souhaiterions peut-être les aider tous, mais malheureusement, nous en sommes impuissants. Nous ne pourrons que nous lamenter dans notre confort, ici, en pensant à eux.
Haïti n’est pas chanceux, il est situé sur une faille, une zone de fractures. Ce pays, ainsi que les autres Îles des Caraïbes, est émergé sur une zone à fort risque sismique. Un séisme est un bouleversement, une secousse brusque d’une région de l’écorce terrestre.
La première catastrophe haïtienne date du 7 mai 1842, au Cap-Haïtien. Ce fut un tremblement de terre d’une amplitude de 8,1. Les autres catastrophes qui s’en suivirent avant 2010, étaient de moindre intensité : 5,7 en 1954; 5,4 en 1994; 4,3 en 2005 et 4,3 en 2003. Par contre d’autres évènements tristes ont marqué le pays.
1998 : l’ouragan Georges a tué 200 personnes
2004 : l’ouragan Jeanne avec ses inondations et ses coulées de boue ont causé la mort de 3 000 personnes aux Gonaïves; des milliers de sinistrés (personnes victimes)
2007 : inondation au Sud du pays entraînant à la mort 466 personnes; 32 000 maisons détruites; 165 000 familles sinistrés
2008 : entre mi-août et début septembre, les 4 ouragans Gustav (96 décès), Fay (320 morts), Hanna (500 cadavres) et Ike (800 disparus) ont endommagé 100 000 maisons